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Archive for septembre 2009

Atelier en musique & art – Communiqué de presse

28 septembre 2009 Laisser un commentaire

BIM3ATELIER EN MUSIQUE & ART, 2e édition: autour de la FLÛTE ENCHANTEE de Mozart, du 26 au 30 Octobre 2009 de 9h à 12h.

Stage pour les enfants de 5 à 9 ans.
Atelier de la « BANQUE d’INSTRUMENTS de MUSIQUE » 12, rue Saint Joseph 06300 Nice – Tél: 06.21.05.51.08

La BANQUE d’INSTRUMENTS de MUSIQUE organise un  second stage pour une dizaine d’enfants par groupe de 5 à 9 ans (deux groupes de 5 à 7ans et de 7 à 9 ans)  à partir de  son Atelier du 12 rue Saint-Joseph dans le Vieux-Nice.
Ce stage durera 5 jours –du 26 au 30 octobre inclus -, sous la direction artistique de Mari LAURILA-LILI, chanteuse et musicienne, Bernard IMBERT, baryton «Papageno» et de Sylvie T, artiste peintre.

Déroulement de l’Atelier:
– 9h à 10h15: brève explication sur l’opéra, Mozart…puis échauffement physique et vocal. Mari fera découvrir l’univers magique de la FLÛTE ENCHANTEE de Mozart, histoire, thèmes musicaux. Les enfants s’approprieront peu à peu des instruments divers : flûte, piano, xylophones. Mari les fera aussi chanter, danser et  jouer. Ils écouteront de la musique et inventeront ensemble une petite représentation (10 mn) avec l’appui du travail de Bernard «Papageno» et de Sylvie.
– 10h15 – 10h30: pause goûter. Sylvie écoutera les enfants: leur univers imaginaire, sensations, couleurs, jeux de mots… développé à partir de l’atelier précédent. Les enfants vont  lui raconter «leur Flûte».
– 10h30 à 12h: atelier dessin, couleur, peinture, construction du «décor et des personnages de la Flûte Enchantée» en carton; «mini théâtre» et mise en espace où les personnages et les animaux de la FLÛTE ENCHANTEE évolueront en résonance avec la musique, animé par Sylvie.

Mercredi matin: visite guidée de l’OPERA de Nice, et dessin de l’intérieur (grande salle, escaliers, foyers).

Le jeudi et vendredi : Bernard, «Papageno» viendra chanter avec les enfants. Au fur et à mesure de l’histoire, écoute de l’opéra, 1er air de Papageno, avec chansons des méchants, ronde sur scène et grand chant final «Pa-Pa-Pa…» en chœur.

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Une distinction

27 septembre 2009 4 commentaires

gjPas de question plus difficile, plus compliquée, et finalement plus douloureuse que celle qui concerne l’organisation des systèmes éducatifs. Encore faut-il souligner que celle-ci n’incombe ni aux professeurs, ni aux parents d’élèves, et encore moins aux élèves eux-mêmes. Elle relève de la responsabilité des administrations d’état, qui s’en débrouillent comme elles peuvent, les pauvres!

Sans doute n’est-il pas inutile que les principaux intéressés donnent leur sentiment quelquefois, et éclairent – ou tentent d’éclairer ainsi les décisions des politiques. Mais ces décisions devront être prises en fonction de bien d’autres considérations qui nous échappent. Et je n’en conclus nullement que les acteurs directs des systèmes éducatifs doivent s’abstenir de s’exprimer, mais seulement qu’il serait sage qu’ils le fassent de leur propre point de vue, qu’ils aient à cœur de témoigner de leur propre expérience de la manière la plus honnête et la plus précise, sans trop se préoccuper de savoir si leur témoignage « va dans le bon sens » (comme on disait à l’époque stalinienne) ou dans celui qui ne le serait pas.

Aussitôt qu’il s’agit de l’école, c’est l’esprit de sérieux qui domine, hélas! On parle d’égalité, de droits et de devoirs. Tandis que dans les cours de récréation, dans les couloirs de collèges et devant les tableaux noirs, les vraies questions qui se posent sont celles du désir, de la dépression et de la joie.

Georges Juttner, pédopsychiatre, psychanalyste et président de l’association Ars legendi, est l’un des rares professionnels que je connaisse à parler de l’école et dans l’école avec humour, en se préoccupant d’abord du bien-être de l’enfant à l’intérieur du groupe, et à aborder toujours la question des apprentissages sur le versant du jeu.

Il s’adresse aux professeurs et aux parents de telle manière que ceux-ci se sentent quelque peu déchargés du terrible poids de culpabilité qui leur incombe. Et, à tous les coups, c’est l’enfant le plus fragile, le plus souffrant, qui tire avantage de cette opération!

Ceci pour dire que le nouveau ministre, Monsieur Luc Chatel, a été bien inspiré de nommer notre ami au grade de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques, consacrant ainsi son « engagement remarquable au service de l’Education nationale ».

C’était en date du 4 septembre. Et Monsieur Chatel agissait sur proposition de son prédécesseur.

Toutes nos félicitations au récipiendaire – mais aussi à celui qui le reçoit!

De l’évaluation critériée

24 septembre 2009 2 commentaires

Mercredi 23, Missmath formule cette « pensée impure »: « Et si l’évaluation critériée permettait vraiment d’augmenter le taux de réussite? » Question d’école, s’il en est, à laquelle je vais essayer de répondre, quant à moi, à propos de l’enseignement du français.

Si j’ai à évaluer les productions écrites d’un groupe d’élèves, il est important que je le fasse en distinguant plusieurs critères différents. Je me demanderai ainsi: quel est le niveau de compétence de chacun (a) en matière de graphie? (b) pour ce qui concerne les correspondances graphophonologiques? (c) en orthographe lexicale? (d) en orthographe grammaticale? Cette grille me permettra de mieux connaître chacun, et de savoir notamment si ses difficultés ressortissent plutôt à la maîtrise de la langue orale ou plutôt à celle du code écrit. Et, il va de soi, que je tiendrai compte de ces constatations pour mieux programmer mon enseignement collectif et individualisé dans la suite des semaines. Et qu’ainsi cet enseignement gagnera en efficacité. Mais cela ne signifie nullement que je devrai abandonner un enseignement global de la langue (orale et écrite, fondée sur l’approche des textes littéraires) au profit d’un enseignement découpé.

Je sais que tel élève ne maîtrise pas le passé simple. Cela m’incitera bien sûr à lui faire travailler de manière plus insistante ce paradigme de conjugaison. Mais s’il ne le maîtrise pas à l’écrit, c’est sans doute qu’il ne le maîtrise pas non plus quant à ses formes orales. Et comme ces formes orales ne se rencontrent plus aujourd’hui qu’à l’écrit, cela signifie qu’il n’a pas eu la chance qu’on lui lise beaucoup de contes de Perrault et de fables de La Fontaine dans son milieu familial et dans ses premières années d’école, et qu’il ne l’a pas fait lui-même.

Et, plutôt que de lui faire faire beaucoup d’exercices (écrits) de conjugaison, je préférerai, quant à moi, lui faire lire beaucoup de ces contes et ces fables. Et je ferai en sorte que cela se fasse à l’oral, sur un mode collectif. D’abord parce que l’activité sera ainsi beaucoup plus amusante. Mais aussi et surtout parce qu’ainsi, il entendra le passé simple et s’imprégnera naturellement de ses formes. La question des graphies (accent circonflexe sur le a de chantâmes) viendra ensuite. Elle est très secondaire…

Votre médecin vous fait faire une analyse de sang, ce qui est une forme d’évaluation finement critériée. Très bien. Mais quel enseignement en tire-t-il? Qu’il faut vous administrer un glucophage pour diminuer votre taux de glycémie qui est trop élevé? Ou plutôt qu’il faut que vous mangiez moins et bougiez davantage?

Les deux, le plus souvent…

Esthétique du tableau noir

20 septembre 2009 3 commentaires

J’ai appris « Demain, dès l’aube… » à l’école publique de mon quartier, celle de la rue Vernier, à Nice, qui se trouvait en face de l’église Saint Étienne, où j’allais à la messe du dimanche et où je suivais les cours de catéchisme. Et les poèmes qui nous étaient présentés à l’école faisaient écho en quelque sorte aux textes sacrés que l’église nous rendait familiers, semaine après semaine. Je veux dire que l’attachement que j’en ai conservé est aussi fort dans les deux cas. Or, le poème de Victor Hugo occupait, parmi les « textes sacrés » de l’école républicaine, à savoir ceux qu’on apprenait par coeur, une place de choix. Et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu rééditer le M@P de ce poème (2895 visites à ce jour pour la seule version en ligne) sur le thème graphique du tableau noir. Je ne suis pas certain qu’il y soit toujours parfaitement lisible, mais j’ai choisi les couleurs les plus proches des craies que nous utilisions, et que nous utilisons encore quand le tableau blanc de la vidéoprojection n’est pas accessible. Une forme d’hommage.

(PS: J’ai dû, en effet renoncer au thème graphique du tableau noir pour des raisons de lisibilité. Voici le m@p mis à jour.)

Saltimbanques est aussi un classique de l’école publique, mais j’ai voulu en faire plutôt un album, clair, tendre et malicieux, richement illustré. Je vous ai parlé, voici peu, d’Ariane Delrieu, mon ancienne élève de cours préparatoire devenue illustratrice. Voyez ici le fruit de son travail.

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Négation de la négation

16 septembre 2009 Laisser un commentaire

Brouillon de poulet pour l’âne est l’un des blogues que je suis avec le plus de constance et de plaisir. La note ci-dessous est un commentaire que j’ajoute au billet publié hier par son auteure (Missmath).

Chère collègue, Je m’intéresse à la pédagogie de la lecture, et il se trouve que celle-ci a fait l’objet d’un « changement de paradigme » dans la deuxième moitié du 20e siècle. Jusque là, en effet, elle était largement fondée sur les pratiques collectives d’oralisation, sur les exercices de mémoire (récitation) ainsi que sur la restitution écrite avec support visuel (copie) et sans support visuel (dictée). Lentement mais inexorablement, cette tradition a été abandonnée au profit des pratiques individuelles et silencieuses, sans recours à la mémoire, l’accent le plus insistant étant mis, dès le plus jeune âge, sur la production de textes originaux. Ce changement de paradigme n’a jamais correspondu aux goût des enfants ni à la demande des familles. Il a été imposé par certains pédagogues à une majorité d’autres pédagogues qui n’étaient pas tous « traditionalistes » mais qui ne voyaient pas, pour autant, en quoi il était utile et encore moins urgent de se couper de la tradition. Je n’aime pas plus que vous l’expression « changement de paradigme » et encore moins la rupture prétentieuse [je voulais dire « arrogante »] qu’elle désigne dans la réalité des pratiques enseignantes. Mais le « changement de paradigme » ayant eu lieu, hélas, il me semble inévitable qu’un autre « changement de paradigme » soit proposé pour en revenir enfin à une saine tradition. Processus dialectique que ma jeunesse hegelianiste (ie marxiste) intitulait « négation de la négation ». C’est ce que je me suis résolu à faire dans la présentation que vous trouverez ICI.

Un franc succès dans le haut Vieux Nice

14 septembre 2009 Laisser un commentaire

inauguration de la banque d instruments de musiqueIl n’est pas facile, quand on fait bien, de le faire savoir. Surtout quand son effort s’applique à la pédagogie. Or, c’est le mérite d’Elisabeth Touraille de défendre un concept innovant – celui d’une Banque d’Instruments de Musique (BIM) doublée d’ateliers de sensibilisation destinés aux plus jeunes. Et c’est son talent d’attirer auprès d’elle, non seulement les enfants et leurs parents qui forment son public (elle refuse des places), mais des artistes ainsi que les personnalités les plus recherchées de la ville et du département.

Trois articles publiés coup sur coup dans Nice-Matin se font l’écho de ce succès et l’amplifient: le premier date du 12 juillet, le second du 28 août et le troisième du 5 septembre… Et tout cela s’enroulant autour du nom et de la musique de Mozart! Qui dit mieux?

Du matériel pour commencer

13 septembre 2009 3 commentaires

Mon billet du 6 septembre, intitulé Un conseil aux parents des apprentis lecteurs, semble avoir fait son chemin. Il a été favorablement accueilli, encore qu’il propose une approche inhabituelle de l’apprentissage de la lecture, celle-ci reposant sur la considération et la description de la forme orale des mots. (Je précise que cette approche est pratiquée en GS de l’école maternelle, en accord avec les recommandations ministérielles, encore qu’elle soit trop souvent négligée au début du CP.)

J’ai voulu, ce week-end, réactualiser certaines ressources numériques déjà publiées sur ce site dans la mesure où elles me semblent susceptibles d’éclairer mon propos, de le préciser, et de servir de supports à des activités qui s’avéreront faciles à conduire aussi bien par de jeunes professeurs d’école que par des parents et des animateurs associatifs œuvrant dans le soutien scolaire.

Il s’agit tout d’abord de mon Syllabaire colorié, que voici:

J’y ajoute l’une de nos plus belles chansons traditionnelles:

Et enfin un poème que l’on réserve d’habitude aux plus grands mais que je vous encourage à essayer avec des apprentis lecteurs, surtout si vous prenez le soin de les faire chanter dessus en duo avec Yves Montand (à écouter ICI):

Voilà, avec ces trois outils vous pourrez vous lancer dans une démarche à la fois innovante et amusante sans risque de vous égarer. Dans le cas où vous souhaiteriez pouvoir travailler hors connexion, écrivez-moi à l’adresse voixhaute@me.com et je vous indiquerai la démarche à suivre pour recevoir ces contenus sur un CDrom ou une clé USB.

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