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Archive for août 2009

Nouveauté: Pour mieux vous approprier les M@P

29 août 2009 3 commentaires

logo_m@PDésormais Voix Haute vous propose d’acheter vos Moulins à paroles favoris en version vidéo, gravés sur CDrom.

Deux avantages:

  1. Vous pourrez les faire tourner hors connexion.
  2. Vous apprécierez les illustrations, les animations 3D et les transitions dynamiques tout en conservant l’avance manuelle (au clic).

Ces CDrom sont lus par QuickTime sur Mac et sur PC.

L’accès reste direct et gratuit pour tous les M@P de notre catalogue dans leur version en ligne. Pour ceux qui sont en outre proposés à l’achat, il vous suffit de nous en passer commande par email à l’adresse voixhaute@me.com, et vous aurez ensuite à les payer par chèques.

Ces chèques seront de 17€ pour un M@P (tarif unique), rédigés à l’ordre de l’Association Ars legendi et envoyés à l’adresse postale:

Ars legendi
Espace Associations Nice-centre
45, Promenade du Paillon
06000 Nice

Pour savoir lesquels parmi les M@P sont proposés à l’achat, il vous suffit de vous reporter au Catalogue et de vous tenir informé des mises à jour.

Les M@P proposés à 14000 collégiens

28 août 2009 1 commentaire

image001Comme chaque année à la rentrée, le Conseil Général 06 et le CRDP s’associent pour offrir à tous les élèves des classes de 6e une clé USB sur laquelle des ressources pédagogiques soigneusement choisies sont proposées en liens.
Cette année la dotation concerne 14000 élèves, et les Moulins à paroles (M@P) produits par notre atelier Voix Haute font partie de la sélection.
C’est pour notre équipe une consécration dont nous sommes fiers. Rappelons que Voix Haute est soutenu par le CG06 depuis le 2006, soit pour le quatrième exercice consécutif.

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L’invention du Moulin à paroles

23 août 2009 3 commentaires

3713901710_d0eb7455f3Le premier souvenir concerne une circonstance qui s’est reproduite quelquefois à la toute fin des années 80 et au début de la décennie suivante. Mon fils est écolier. Il vient me voir avec un cahier ou un livre et me demande: « Est-ce que tu veux bien me faire réciter ceci? » Il me donne alors le cahier ou le livre et commence à réciter le résumé d’histoire ou la poésie que son maître lui a demandé d’apprendre. Il s’élance avec courage mais sa tentative tourne court. Mon réflexe est alors de faire comme ma propre mère faisait avec moi lorsque j’étais enfant, de lui dire « Non, tu ne la sais pas » et de lui rendre le cahier ou le livre pour qu’il retourne dans sa chambre se remettre au travail. Mais cela le fait pleurer, le révolte, il a bien autre chose à faire, et de mon côté il se trouve que j’aime beaucoup la poésie et que je me sens un peu frustré de n’avoir pas à lire ces vers à haute voix, moi aussi. Si bien que l’idée me vient de procéder autrement. Au lieu de lui rendre le texte, je le garde et je lui dis: « Tu vas voir, on va l’apprendre ensemble. » Je lui lis alors le poème, vers après vers, strophe après strophe, et mon fils les répète après moi. Je lui demande de le faire lentement, à haute et intelligible voix, mon seul effort consistant à réfréner son impatience. Si bien qu’au bout d’une vingtaine de minutes, il n’a plus que quelques hésitations. Il reprend alors le cahier ou le livre. Et, comme c’est un écolier très volontaire et scrupuleux, il parle de s’y recoller aussitôt, quand il sera dans sa chambre – ce qu’il n’avait surtout pas envie de faire une demi-heure auparavant. Et il est à la fois soulagé et un peu inquiet de m’entendre répondre: « Surtout pas, tu ranges ton cahier et tu reliras le texte, une seule fois, ce soir, avant de t’endormir et une autre fois demain matin, avant d’aller à l’école. »  Grâce à ce procédé, il obtient d’excellentes notes, et surtout, nous voilà associés.

Le second souvenir est beaucoup plus récent. Il date de l’automne 2006. Un poste en Réseau Ambition Réussite me donne l’occasion de visiter de jeunes collègues professant en Zône d’Éducation Prioritaire. Je suis assis au fond d’une classe de Cycle 3. L’enseignante a copié un poème au tableau. Je ne sais plus de quel texte il s’agit, mais je me souviens que les élèves l’ont lu avec peine et que leur professeure propose à présent de le commenter. Or, cela se passe mal, les enfants ne trouvent rien à dire et l’adulte ne sait plus comment s’y prendre pour susciter l’échange. Et là, il m’apparaît comme une évidence que si ce texte disparaissait de la vue des enfants, il deviendrait soudain beaucoup plus facile d’en parler. Il suffirait pour cela que l’enseignante referme le tableau. Mais l’idée ne lui en vient pas à l’esprit. Je suis tenté de me lever pour le faire à sa place, mais j’ai toute raison de penser que cette intervention serait mal reçue. Cette éclipse du tableau ne fait certainement pas partie de ce qu’on a pu lui apprendre à l’IUFM, tandis qu’elle ne doute pas que si un procédé pédagogique possédait la moindre once de légitimité théorique et d’efficacité pratique, ses professeurs n’auraient pas manqué de le lui enseigner.

Le troisième souvenir date de la même période. Je suis de nouveau assis au fond d’une classe, un matin, et il s’agit de nouveau de poésie. La veille, ou un autre jour, l’enseignante a demandé à ses élèves d’apprendre un poème, et le moment est venu à présent de le réciter. Or, personne ne lève la main, visiblement personne ne l’a appris. L’enseignante s’énerve, elle est en colère, visiblement vexée et parle déjà de donner des punitions – punitions dont il n’y a pas à douter que la majorité des élèves ne les feront pas davantage, ce qui augmentera sa colère et ruinera ce qui lui reste d’autorité. Si bien que, cette fois, je me décide à intervenir. Je demande à ma collègue si elle veut bien me laisser la conduite de la classe pendant une petite demi-heure. Elle accepte, va s’asseoir au fond, et quant à moi je me lance à lire ce poème aux enfants, en leur demandant de le répéter, vers après vers, strophe après strophe. Au bout de la demi-heure prévue, la plupart le savent déjà (presque) par cœur, et tous sont contents. Car il est de fait que nous nous sommes amusés, que nous avons beaucoup ri. De son côté, l’enseignante me remercie en reprenant les rênes de sa classe, mais je sens bien qu’elle est fâchée.

Inauguration de la BIM

19 août 2009 3 commentaires

logo_bim

À ne pas manquer: Vendredi 28 août, à 17:30, rue Saint-Joseph…
L’affiche est
ICI.

Réédition / Saltimbanques

logo_m@PLe Moulin à paroles (M@P) du poème Saltimbanques de G. Apollinaire a été publié sur Slideshare pour la première fois à l’automne dernier, et les statistiques indiquent qu’il a servi 1440 fois depuis lors, sans compter les innombrables occasions où les animateurs de notre atelier ont fait tourner ses ailes hors connexion.

J’avais fabriqué ce M@P sur OpenOffice. La version que je publie aujourd’hui a été faite sur Keynote. Elle est beaucoup plus élégante et ludique, je suis sûr qu’elle plaira davantage aux enfants. Mais elle présente cet inconvénient qu’un différentiel se creuse entre la forme originale, qu’on obtient hors ligne en utilisant le logiciel d’Apple, et ce qui apparaît en ligne, une fois le M@P publié sur Slideshare et incrusté sur ce site.

En dépit de cet inconvénient, je continuerai dorénavant d’éditer et de rééditer les M@P en Keynote. Pour deux raisons:

  1. Slideshare ne préserve pas les liens hypertextes, ou de manière très aléatoire, si bien que je me suis abstenu jusqu’à présent d’en faire. Or, c’est une limitation qu’il paraît indispensable aujourd’hui de dépasser, en particulier pour ce qui concerne l’explication des mots difficiles.
  2. Le M@P est un serious game, et nous devons admettre que les jeux d’apprentissage ne séduiront les enfants qu’à condition d’être aussi beaux, aussi souples, que ceux qu’ils trouvent sur leurs consoles.

Reste que ceux qui s’intéressent aux M@P ne sont pas tous équipés en Mac. D’où l’idée d’une publication en DVD. A quoi je réfléchis…

Quant au nouveau M@P des Saltimbanques, il est ICI.

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R. G. Cadou / Odeur des pluies…

10 août 2009 1 commentaire
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Rencontres, 8 / Les outils Voix Haute

7 août 2009 1 commentaire

3797876707_05c5b77b09_mLes participants: Andrée G., Annie J., Aurélie H., Baptiste J., Christian J., Dvorah M., Emilie S., Faustine J., Hatsuo A., Laura D.B., Nathalie T., Sandrine L., Stéphanie C., Thibauld M..

CJ: Distinguer 3 niveaux dans le fonctionnement de l’atelier VH:
1. la séquence. L’utilisation de Moulin à paroles (M@P) la rend facile à gérer. Elle permet de faire travailler ensemble des personnages d’âges et de niveaux scolaires différents. Elle permet à l’animateur d’imprimer une marque personnelle.
2. le programme. Il est nécessaire (2.1) de se montrer vigilant dans la constitution du groupe, qui doit se composer de volontaires, et dans la gestion des échanges personnels (mise en place de rituels comme celui qui consiste dans l’évocation en début de séance des camarades absents); (2.2) de choisir avec soin les textes que l’on va étudier sous forme de M@P. Ceux-ci doivent constituer un répertoire total sur lequel on reviendra tout au long du programme pour terminer par une lecture publique, par la fabrication d’objets numériques en multimédia et par la confection de livres sur support papier.
3. le réseau. L’animateur entretient sa motivation et sa compétence à diriger un programme en restant rattaché au réseau, ce qui suppose de participer à des sessions de formation comme celles d’aujourd’hui, mais aussi d’interagir avec les autres usagers du M@P en utilisant le site comme un réseau social.

BJ: Anime un atelier collectif sur «Demain, dès l’aube…».

AH: présente des applications possibles de la méthodologie Voix Haute au calcul mental et aux mathématiques en général. Discussion collective des premiers projets.

BJ: Quelques problèmes pédagogiques habituels dans la pratique des ateliers:
1. Des problèmes d’organisation temporelle.
1.1. Il faut prévoir et articuler plusieurs moments au cours d’une séance (échanges libres, lancement de la séance, moulin à parole, analyse du texte éclipsé, passage à l’écrit, éventuellement syllabaire, bilan de séance…).
1.2. Il faut prévoir une articulation des différentes séances.
1.2.1. Reprendre régulièrement ce qui a été fait au cours des séances précédentes.
1.2.2. Proposer un projet (spectacle, enregistrement, recueil illustré…)
2. Quelques éléments simples pour envisager les problèmes de discipline.
2.1. Ne jamais laisser tomber le groupe pour ne s’intéresser longuement qu’à un seul élève.
2.2. Ne pas forcer les élèves qui refusent de participer.
2.3. Participer soi-même aux activités, en particulier dans le quatuor du Moulin à paroles.
2.4. Proposer l’analyse du texte quand celui-ci est éclipsé favorise souvent la concentration.
2.5. Faire appel à la communauté Voix Haute pour les problèmes de discipline – il n’est pas honteux d’en rencontrer mais il est dangereux de croire que l’on peut toujours s’en sortir seul.
2.6. Organiser un espace favorable avant l’arrivée des élèves dans la salle.
(Voir la vidéo.)

CJ: Retour sur le syllabaire colorié. Rappel des principes fondamentaux. Cf. l’article « Apprendre à lire en français ».

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