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Le costume du père Noël

3 décembre 2009 1 commentaire

Je reçois de mon ami Francis Ribano le présent message que je relaie bien volontiers:

Bonjour,
Décembre est le mois de Noël…. et celui des cadeaux ….
En collaboration avec Marie-Hélène Lafond, auteur amateur qui en a imaginé l’histoire, je vous propose de découvrir et de télécharger librement un récit de Noël aux couleurs de facilecture et de facilalire, outils d’aide à l’apprentissage de la lecture.
Il a pour titre: Le costume du père Noël.
Le livre à fabriquer pas à page permettra à vos élèves, à vos enfants, de découvrir une histoire originale en réalisant page à page un petit livre pour Noël, et de colorier les illustrations enfantines qu’il contient, imaginées par Adèle, 13 ans.
Vous trouverez toutes les informations pratiques pour y accéder en cliquant ICI.
Merci pour l’attention que vous prêterez à ce message.
Merci de le faire suivre à vos collègues, amis, connaissances.
Bien cordialement,

Francis Ribano

facilecture
facilalire

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Un petit gorille utilement coloré

Francis Ribano me signale un site que je ne connaissais pas, que je suis heureux de découvrir et de vous signaler à mon tour. Il s’agit de La tête dans les mots animé par Marie-Hélène Lafond.

Marie-Hélène n’est pas enseignante. Elle est mère de famille et informaticienne. Et elle écrit, si je comprends bien, des textes destinés à ses propres enfants, d’abord, puis à tous ceux qui trouvent le chemin de son site. Le petit gorille qui n’aimait pas les bananes est une histoire qu’elle a écrite. Francis l’a ensuite coloriée selon un codage patiemment mis au point que vous trouverez présenté sur Facilalire.

Pour ma part, je ne manquerai pas de télécharger le texte et de le lire avec mes élèves. Ils seront heureux d’apprendre que nous avons de lointains compagnons, amateurs comme nous d’écritures colorées.

Voir aussi:

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Léo et Léa

Vous aurez sans doute du mal à me croire, mais je ne connaissais pas Léo et Léacp1-2009, la célèbre méthode de lecture proposée par Thérèse Cuche et Michelle Sommer chez Belin. Il a fallu que l’autre jour, dans la cour de l’école, une collègue me montre un exemplaire de la nouvelle édition (Programmes 2008), en me disant: « Regarde les lettres coloriées… N’est-ce pas un peu ce que tu fais? » J’ai ouvert le petit livre et j’ai reconnu qu’en effet, la colorisation des mots est tout à fait similaire à celle que je propose, la seule différence résidant dans la répartition des mêmes couleurs: dans Léo et Léa, les graphèmes voyelles sont en rouge et les consonnes en bleu, tandis que c’est l’inverse dans mon propre syllabaire, avec en outre les graphèmes muets en gris chez Léo et Léa et en jaune chez moi.

Et cela m’a paru tout de suite sympathique… Les Moulins à paroles (m@p) ont pu montrer, tout au long de l’année scolaire qui s’achève, leur efficacité pour un apprentissage suivi dans un cadre scolaire (j’avais une classe de CP-CE1, et j’aurai la même l’an prochain), il n’en reste pas moins que les enfants et leurs parents aiment les livres, qu’ils sont très demandeurs de la commodité et de la sécurité qu’apporte un manuel bien fait, ce qui n’est bien sûr pas pour me contrarier. On ne travaille pas sur écran pour décourager du livre, mais au contraire pour en raviver le désir. Voici plusieurs années que je demande à Super Gafi de remplir cet office, et j’avais envie de changer un peu de boutique. Or, je ne voyais rien de vraiment convainquant à proposer. Si bien que l’idée de leur distribuer ce manuel tout léger, tout carré, m’a réjoui. J’ai dit à ma collègue: « Voilà ce qu’il me faut! » En réponse à quoi, celle-ci m’a affirmé qu’il lui plaisait aussi, mais que je ne devais pas ignorer les rudes critiques dont il a fait l’objet, en particulier de la part d’Eveline Charmeux. « Ah! Eveline Charmeux!… », ai-je répondu. Et mon réflexe a été de serrer aussitôt le livre sous mon bras, comme par souci de protéger ces malheureux enfants dessinés en couverture.

Depuis, je suis rentré chez moi et j’ai interrogé Google grâce à quoi j’ai pu lire à mon tour l’article de Charmeux que je vous invite à retrouver ICI. Dire qu’il n’y a rien à retenir dans la longue suite de critiques énoncées serait faux. Mais il se trouve que le ton sur lequel ces critiques sont exprimées est proprement insupportable. Je ne parviens pas à comprendre par quel prodige une partie de la population française se croit toujours autorisée à faire la morale. Et je souffre de remarquer que, parmi les donneurs de leçons, se trouvent beaucoup de professeurs.  Est-ce une déformation professionnelle? Ou faut-il croire qu’ils sont devenus professeurs parce qu’ils étaient déjà donneurs de leçons, et qu’ils rêvaient d’être payés par l’état pour satisfaire leur passion? Le fait est qu’E. Charmeux appartient à cette cohorte. Elle ne discute pas sans ironiser. Ceux qui suivent une autre voie que la sienne ne peuvent que se tromper. Et s’ils se trompent, c’est qu’ils ont négligé de relire les articles qu’elle a écrits, les notes qu’ils devaient prendre pendant les cours qu’elle a faits. Ce qui ne l’empêche pas de se livrer elle-même à d’ahurissantes approximations.

Un exemple. L’auteur écrit (à propos de la colorisation des lettres): « Le problème, c’est que la lecture étant une activité visuelle, la prononciation n’est guère primordiale (on peut très bien comprendre des mots qu’on ne sait pas prononcer, dans le romans russes, par exemple). » Notez comme ceci est dit avec autorité. Or, c’est inexact. Un enfant non-francophone, qui n’aurait jamais entendu le mot « femme » ou le mot « monsieur », ou qui, les ayant entendus, ne les aurait pas identifiés à l’oral, ne pourrait pas les lire, c’est-à-dire en restituer la forme orale à partir de la forme écrite, ni en aucune façon les reconnaître. Et s’il ne les reconnaît pas, comment pourrait-il les « comprendre » [+]? La « prononciation » (ie forme orale) est donc bien primordiale. D’abord parce que, dans le système alphabétique, la forme écrite code la forme orale. Ensuite parce que, dans l’histoire de chaque locuteur, pour le langage courant, la forme orale du mot est mémorisée (et, avec elle, le concept) avant que la forme écrite ne soit découverte et ne lui soit rapportée.

Un autre exemple. L’auteur déclare que « savoir lire, c’est savoir se servir des écrits pour mener à bien ses projets. » Personne ne l’avait encore dit comme cela, aucun spécialiste des pratiques de lecture, aucun historien, aucun anthropologue n’y avait seulement songé, mais E. Charmeux nous l’affirme. Là encore, tout est dans le ton, le mieux choisi – notez-le – pour impressionner des étudiants ou de jeunes professeurs, avides d’enseigner (enfin) autrement, de rompre (enfin) avec la tradition! Mis à part quoi, la définition que l’auteur donne de la lecture ne prend pas en compte celle du roman, ni celle de la poésie…

Mais le principal est ailleurs. E. Charmeux argumente comme si Léo et Léa était fait pour remplacer tous les autres livres qu’un maître de CP peut et doit utiliser dans sa classe. Et comme si ce maître, pas encore éclairé par E. Charmeux,  était assez sot pour le croire… Alors, donc, rappelons-le: Léo et Léa ne remplace pas les albums, ni les anthologies de poèmes, ni les livres audio… ni surtout les Moulins à paroles (m@p) :-)…

Vous avez compris que je l’utiliserai l’année prochaine, et que je vous en donnerai des nouvelles.

Voir aussi

  • La forme des mots, en particulier ce commentaire.
  • Sur ce catalogue, l’article intitulé Apprendre à lire en français ainsi que les différents documents sous-titrés La forme des mots.
  • La discussion concernant le présent article sur le Forum des enseignants (site de l’éditeur).
  • Le facilalire de Francis Ribano.
  • Catégories :Chroniques, Grammaire Étiquettes : , , , , ,

    Le facilalire de Francis Ribano

    Bonjour Christian,
    Je consulte très régulièrement ton blogue et j’observe toute l’énergie que tu déploies dans l’animation et pour la diffusion de ton travail et de tes actions dans le cadre de Voix
    Haute. Nul doute que le temps donnera écho à la voie (voix) que tu avances. Les outils que tu utilises me paraissent très adaptés au développement du multimédia et je gage que via le tableau interactif et le vidéo projecteur les moulins à paroles vont « tourner ». C’est ce que je souhaite vivement.
    Je t’informe par ce message que je viens de mettre en ligne un nouveau site personnel, facilalire, qui présente un procédé de codage pour entraîner au déchiffrage et à la lecture courante. Ce procédé, comme tu le constateras, est basé sur un principe utilisé depuis longtemps déjà dans l’apprentissage de la lecture pour coder les voyelles et les consonnes, principe que tu as employé dans les premiers Moulins à paroles que tu as diffusés. Ce principe, que j’ai appliqué aussi et sur lequel j’ai réfléchi et travaillé longuement, je l’ai avec le temps précisé en y incluant le codage des semi-voyelles ainsi que la juxtaposition de deux voyelles.
    J’y ai fait figurer également des indices visuels permettant de distinguer les consonnes ambiguës (c, g, s, t, x) ainsi que les digrammes consonnes constitués de deux lettres différentes (ch, gn, ph, qu, gu).
    J’y ai introduit le signalement de la ponctuation qui est un élément essentiel de la langue écrite et qu’il me semble important de mettre en valeur aux yeux des apprentis lecteurs.
    Tu auras sur ce sujet beaucoup à dire, j’imagine, avec ton expérience des ateliers Voix
    Haute.
    J’y ai enfin ajouté la possibilité de faire apparaître au lecteur les marques de liaison obligatoires ou facultatives par le signe utilisé fréquemment par les enseignants dans les classes.
    Pour accompagner ce procédé et le rendre facilement exploitable à des fins pédagogiques, j’ai développé un outil de transcodage qui a pour fonction de transformer un écrit ordinaire en écrit codé.
    Cet outil est l’élément indispensable à la mise en pratique de ce procédé de manière autonome par les enseignants. J’en poursuis le développement avec des informaticiens pour en optimiser les fonctions ; une diffusion pourrait être envisagée si une demande pour un tel outil se faisait jour. L’avenir le dira …
    En résumé:

    • Le procédé facilalire est fondé sur un code visuel de 2 couleurs.
    • Les 2 couleurs indiquent les voyelles et semi-voyelles.

    La voyelle est le cœur de la syllabe. Sans voyelle … pas de syllabe….
    Le procédé facilalire indique à l’apprenti lecteur: les voyelles, les consonnes, les lettres toujours muettes et la ponctuation.
    Le procédé facilalire ne code pas la syllabe! Il donne seulement les indices qui permettent de voir où se situent les voyelles. Il laisse l’élève faire lui même le travail de synthèse et de fusion: voyelles et consonnes.
    Il ne fait pas ce travail pour lui… ce travail étant justement ce que l’élève doit apprendre à faire par lui même pour savoir déchiffrer.
    facilalire c’est aussi un transcodeur qui permet de convertir un écrit ordinaire en écrit codé à des fins pédagogiques.

    • facilalire aide au déchiffrement syllabique et entraîne à son automatisation.
    • facilalire entraîne à la lecture courante.

    Tu accèderas au site en activant le lien: facilalire.
    Bonne navigation et merci pour tes remarques et commentaires.
    Bien cordialement,
    Francis Ribano

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