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Le devoir d’être heureux

27 décembre 2009 8 commentaires

Quand je parviens à échapper à l’engrenage des passions et des mots, je suis heureux et, par là, je fais mon devoir. Il s’agit, tout d’abord d’un devoir envers moi-même. En étant heureux, je domine mes passions, je m’affranchis, je préserve en moi le sujet libre qui fonde toute perspective éthique. Mon devoir n’est pas énoncé dans des morales complexes. Il n’est pas dans le détail. Mon devoir est à la fois plus simple et plus grand que cela. Il s’agit d’être un homme, donc d’être libre, donc d’être heureux.
C’est aussi un devoir envers autrui qui est ainsi accompli quand je suis heureux. Mon bonheur est un modèle et un encouragement, et il évite aux autres le malheur que leur causerait le spectacle de ma peine.

JACOMINO (Baptiste), Apprendre à philosopher avec Alain, Ellipse, 2010, p. 57. ISBN 9 782729 852153.

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A qui et à quoi faut-il résister?

26 décembre 2009 Laisser un commentaire
  • tags: no_tag

    • « L’union fait la force. Oui, mais la force de qui ? » Alain, Propos, 1956, p. 66).

      Chez Alain, ce n’est pas seulement aux gouvernants que le citoyen doit résister. Il doit aussi toujours se méfier du gros animal qu’est la société. Chacun est facilement pris par un mouvement d’ensemble qui l’emporte et le domine. Les mouvements de paniques, de haine d’un bouc émissaire, d’enthousiasme collectif… sont ce dont il faut se garder.

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Baptiste Jacomino : Apprendre à philosopher avec Alain – actu philosophia

23 décembre 2009 1 commentaire
  • tags: Jacomino, Alain

    • Apprendre à penser est la problématique centrale de l’œuvre philosophique d’Alain. Le philosophe ne cesse de revenir à l’aube de la pensée, de ce qui la constitue et l’oppose à la violence des passions ou à la volatilité des humeurs. Celui que ses élèves appelaient « l’Homme » demeure professeur jusque dans ses propos. Il aborde un champ très large de questions philosophiques sans jamais les réduire à un système, cherchant toujours, non à séduire facilement, mais à susciter la pensée en ouvrant des pistes paradoxales

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Lire et écrire à l’Icfp

icfpMarie-Christine Calleri, directrice de l’Icfp (Institut Saint Cassien) de Marseille, nous avait invités à donner 3 journées de formation sur la méthodologie Voix Haute dans le courant de l’année scolaire 2008-2009. Nous nous adressions aux professeurs d’école titulaires en première année de poste. Et c’était hier la dernière de ces trois journées.

Il y a toujours quelque chose d’aventureux dans ces voyages à la découverte d’un public inconnu, que l’on va rencontrer dans une autre ville, où il faut parvenir et où il arrive que l’on s’égare (je ne dis rien des embouteillages de Marseille). Vous pouvez retrouver ici le reste des 11 photos que j’ai téléchargées hier soir, à mon retour à Nice [+].

Jusque là, nous avions beaucoup parlé de l’histoire de l’enseignement de la lecture et du français dans nos écoles. Nous avions réfléchi ensemble en termes de tradition et d’innovation. Et hier, grâce à Baptiste, il fut question encore de Freinet et d’Alain, de l’opposition entre ces deux courants de pensée et de leur nécessaire conciliation. Mais, cette fois, nous avions à cœur surtout de décrire des procédures précises et de proposer des outils directement utilisables dans la classe.

Le groupe était important, une bonne cinquantaine de personnes, et j’étais frappé par leur vigilance et leur détermination. Presque tous postés, d’entrée de jeu, derrière leurs ordinateurs portables comme sur des starting-blocks. Quand il a fallu se risquer soi-même à un exercice d’écriture (A la manière de… sur le poème de Rimbaud intitulé Enfance), Anne Varillon ne s’est pas fait prier. Elle a tout de suite pianoté sur son clavier. Et voici le résultat de son travail amusé et gourmand, qu’elle nous a lu et qu’elle a bien voulu m’expédier aussitôt par email:

Dans la forêt du conte, il y a une grande roue qui tourne et balance.
Il y a un bateau de pirates qui fait peur.
Il y a un palais enchanté rempli de merveilles.
Il y a un manège qui descend et un autre qui monte.
Il y a un petit train qui va vite, qui tourne et descend dans un tunnel sombre.
Il a des musiques fortes et enivrantes.
Il y a enfin les sourires et les cris des enfants heureux.

Il émanait de Sophie et Ingrid une musique bien à elles. Ensemble elles ont composé le poème qui suit:

Dans la forêt du conte, il y a un loup qui rôde autour de nous.
Il y a un haricot magique arrosé par un bonnet rouge.
Il y a au bout du chemin une maison en pain d’épices, quel délice!
Il y a un air de flûte qui appelle à la danse ou à la rêverie.
Il y a comme un écho qui nous répond et murmure.
Il y a aussi Simplet que je connais.
Il y a enfin une page qui se tourne sur notre enfance.

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